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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 20:03

LʼAssociation des maires de France conteste lʼélaboration de la carte scolaire
2011, qui prévoit 8 967 suppressions de postes dʼenseignants dans les écoles à la rentrée de septembre. Son président, Jacques Pélissard, va adresser un
courrier au ministre.
Après les syndicats, lʼAssociation des maires de France (AMF) dénonce à son
tour les suppressions de postes dans lʼéducation nationale. Dans un communiqué publié ce lundi, lʼAMF exprime son “vif mécontentement” au regard de la réduction programmée de 8 967 postes du premier degré à la rentrée de septembre 2011 et fait savoir que son président, Jacques Pélissard, va écrire au ministre de lʼÉducation nationale pour “contester la méthode dʼélaboration de la carte scolaire” et demander quʼune analyse “objective des
besoins scolaires soit effectuée préalablement à toute décision de réductions dʼeffectifs”.

Luc Chatel a récemment confirmé la fermeture de quelque 1 500 classes dans le premier degré, soulignant que, démographie oblige, les élèves sont moins nombreux par classe aujourdʼhui que dans les années 1990.


Charte de 2006
Hostile sur le fond, lʼAMF regrette aussi les “conditions engagées localement par les inspecteurs dʼacadémie” pour définir la carte scolaire de la prochaine rentrée. Les maires remarquent que les critères dʼappréciation retenus pour lʼélaboration de la carte “varient sensiblement dʼune académie à lʼautre” et déplorent “lʼabsence dʼapplication par les inspecteurs dʼacadémie
de la Charte sur les services publics en milieu rural de 2006”.

Elle prévoit que les maires des communes rurales soient informés par les autorités académiques deux ans avant tout projet dʼouverture ou de fermeture de classes.

Enfin, lʼAMF pointe lʼinterprétation “très restrictive” de la comptabilisation des enfants de moins de trois dans les effectifs de lʼéducation
nationale, “y compris dans les zones défavorisées”.
Le gouvernement est donc prié, martèle lʼAMF, de mettre fin aux suppressions de postes, de clarifier les conditions dʼentrée à lʼécole des enfants de moins de trois ans et dʼappeler les inspecteurs dʼacadémie à davantage de concertation. Ces observations interviennent après une première levée de boucliers des syndicats, très critiques contre les suppressions de postes.

Le bras de fer pourrait se poursuivre dans les prochains mois, la Fédération syndicale unitaire (FSU) craignant 16 000 nouvelles suppressions en 2012, dans le premier et le second degré.


Sylvain Henry  le 23/05/2011
Source URL: http://www.acteurspublics.com /article/23-05-11/les-maires-hostiles- aux-fermetures-de-classes


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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 16:57

L’école primaire craint l’asphyxie avec une nouvelle vague
de suppressions de postes
Par La rédaction de Mediapart
Article publié le lundi 16 mai 2011

 

Un article de Lucie Delaporte
L’école primaire n’avait pas connu une telle ébullition depuis des
années. Séquestration symbolique d’un directeur d’école primaire
dans le Lot-et-Garonne, pour empêcher la fermeture d’une classe ;
opération « école morte » à Meurchin (Pas-de-Calais) où des pa-
rents ont sorti duvets et couvertures pour bloquer leur établisse-
ment ; manifestation d’enseignants et de parents d’élèves à Mar-
seille... Depuis quelques semaines les actions locales se sont mul-
tipliées pour protester contre les fermetures de classes.
Principale victime des suppressions de postes de la rentrée 2011
avec près de 8.960 postes sur les 16.000 supprimés, le pri-
maire paie en effet le plus lourd tribut à la politique du non-
remplacement d’un fonctionnaire sur deux, et ce au moment où
ses effectifs d’élèves repartent à la hausse. C’est pour rappeler
ce paradoxe que se tiendra mercredi 18 mai devant le ministère
de l’Education nationale un rassemblement de délégations ensei-
gnantes venues de toute la France à l’appel du SNUipp, princi-
pal syndicat du primaire, rejoint par quelques fédérations de pa-
rents. Cette journée d’action devrait se présenter comme le point
d’orgue de plusieurs semaines de mobilisations.
Cette année, les coupes budgétaires vont se traduire, selon les
chiffres du ministère, par la fermeture de 1.500 classes à la ren-
trée. Une première alors que ces dernières années, le solde entre
fermetures et ouvertures de classes était jusque-là positif.
Côté ministère, on relativise pourtant en rappelant que plus de la
moitié des postes supprimés concernent des enseignants n’étant
pas en charge d’une classe : professeurs remplaçants, enseignants
de langue itinérants, poste de Rased (réseau d’aide aux enfants en
difficulté).
« Est-ce que cela veut dire que le système de remplacement du
primaire va se calquer sur celui du secondaire qui est catas-
trophique ? » , s’interroge Jean-Jacques Hazan, président de la
FCPE, première fédération de parents d’élèves.
Malgré les mises en garde répétées des spécialistes de l’éduca-
tion sur l’importance de l’école primaire dans le déroulement de
la scolarité, ces coupes sont d’autant moins comprises que l’école
primaire a toujours été le parent pauvre de l’éducation nationale.
En moyenne un élève de l’école élémentaire coûte 15% de moins
que dans les autres pays de l’OCDE, comme le soulignait il y a
tout juste un an un rapport de la Cour des comptes. Le coût salarial
par élève y est l’un des plus faibles de la zone, la France arrivant
au 25e rang sur 30 pays. Le taux d’encadrement y est aussi l’un
des plus bas.
«Sentiment d’abandon»
«Il s’agit pour nous de tirer le signal d’alarme. On bute sur
un noyau dur de 15 à 20% d’élèves en difficulté à la sortie du
CM2. Face à cela les enseignants ont désormais un vrai senti-
ment d’abandon» , explique Sébastien Sihr, secrétaire national du
SNUipp. Première marche du parcours scolaire, c’est aussi en pri-
maire que commence à s’observer le poids du déterminisme so-
cial, faille majeure du système scolaire français.
Or pour parvenir à rendre au ministère le nombre de postes de-
mandés, après avoir progressivement exclu les enfants de moins
de trois ans de l’école maternelle, les inspecteurs académiques se
sont retrouvés obligés de raboter les effectifs des zones d’éduca-
tion prioritaire ou ceux des réseaux d’aide aux élèves en difficulté.
Six cents postes de Rased vont être supprimés à la rentrée, ce qui
correspond à quelque 30.000 enfants en difficulté qui ne seront
plus pris en charge.
L’argument selon lequel la disparition de postes d’enseignants
«non chargés de classe » (remplaçants, Rased, etc.) serait indo-
lore apparaît dans ce contexte bien léger, ces postes étant sou-
vent essentiels au bon fonctionnement du système, assurent les
enseignants. «Dire cela, c’est méconnaître le fonctionnement de
l’école, s’insurge Sébastien Sihr. Dans le Val-d’Oise, on supprime
par exemple 40 postes de maître soutien en ZEP. Alors que ce
sont des renforts qui permettent justement à certain moment de la
journée de dédoubler les classes et donc d’améliorer l’apprentis-
sage.»
Dans le Nord, l’un des départements les plus touchés avec 195
suppressions de postes au total, on s’émeut aussi de ces coupes
indifférenciées. «A l’école Camus de Tourcoing, l’une des plus
défavorisées du département, on supprime un poste ! Cela n’a
pas de sens», s’alarme Yves-Marie Jade, secrétaire départemen-
tal du SNUipp du Nord. Même incompréhension à la FCPE :
«Une classe a été carrément supprimée dans une petite école de
Seine-Maritime qui avait pourtant les plus faibles résultats aux
évaluations de CM2. Cela veut tout simplement dire qu’on décide
de les abandonner. Il ne faudra pas ensuite venir pleurnicher sur
les résultats !» , s’indigne le président de la FCPE.
Parallèlement à la journée d’action de mercredi, la FCPE orga-
nise également le 20 mai une «nuit des écoles» en invitant les
parents à occuper les établissements scolaires. Et si ces actions-
coups de poing ne suffisent pas, ce pourrait bien être la voie judi-
ciaire qui permette aux parents de se faire entendre. Les recours
au tribunal administratif contre les fermetures de classes, déposés

par des parents d’élèves ou des municipalités, se sont multipliés
ces dernières semaines, contestant souvent les chiffres du recto-
rat pour justifier les fermetures. «Ils se comptent aujourd’hui par
centaines et, si cela continue, il y en aura bientôt des milliers» ,
prévient Jean-Jacques Hazan.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 11:46

article dans la dépêche du midi du 21 avril 2011

 

Publié le 21/04/2011 11:08 | LaDepeche.fr

Rampoux. Parents et élus déterminés à sauver l'école

Yves Périé, le maire, et Gilles Villard, maire de Lavercantière.
Yves Périé, le maire, et Gilles Villard, maire de Lavercantière.
Yves Périé, le maire, et Gilles Villard, maire de Lavercantière.

Samedi 16 avril, se déroulait l'action caravane « Le Lot pour l'école », qui défend les écoles menacées de fermeture à la prochaine rentrée. Parents, enseignants, élèves et élus sont de plus en plus motivés et s'apprêtent à lutter jusqu'au bout. En début d'après-midi, une centaine de membres du RPI Lavercantière-Rampoux- Thédirac a manifesté devant l'école de Rampoux, soutenue par la population du village. Yves Périé, le maire de Rampoux, est déterminé à sauver son école comme il l'a déjà fait il y a déjà 10 ans. Gilles Villard, maire de Lavercantière, président de la communauté de communes du Pays de Salviac, était à ses côtés. Les manifestants ont ensuite bloqué une partie de l'autoroute durant une heure à Montfaucon.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 12:10

reportage dans le Lot

une interview, diffusion le 11/04/2011 sur France Info

 


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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 22:01
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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 01:32

Ci-dessous l'article de la Dépêche du Midi, 19/03/2011


Ici, la carte scolaire de la rentrée 2011 signifie la fermeture de la classe de Rampoux et la suppression de deux postes d'ATSEM !


Nous pensons que la question du regroupement avec Dégagnac doit être vue séparément du nombre de postes d'enseignants sur le RPI.

 

A chacun ses responsabilités :

- l'organisation des classes sur le territoire dépend de choix locaux (regroupements de niveaux, éloignement des communes, lieu de résidence ou de travail des parents, etc.)

- les effectifs enseignants doivent garantir le service public d'Education, dans l'égalité des chances et l'équité par rapport aux autres territoires et ceci est le rôle de l'Etat.

Pas de mélange des genres !


La classe de Rampoux doit être maintenue, car c'est un site de qualité et de proximité, qui a fait l'objet d'importants travaux, et utile à son environnement rural. N'acceptons pas sa suppression !

 

 

RAMPOUX-17-03-2011.jpg

 

 

La protestation contre le projet de fermeture de l'école de Rampoux gagne du terrain. Nous avons déjà évoqué (notre édition du 5 mars) la mobilisation des parents d'élèves contre cette fermeture. Jeudi, ils ont occupé la cour de l'école

.

Elle accueille actuellement 14 enfants de CP et CE1 ; l'école de Lavercantière reçoit 24 enfants en trois sections de maternelle, tandis que Thédirac compte 16 enfants en CE2, CM1 et CM2, soit 54 enfants pour l'ensemble du RPI. Mais à la rentrée de septembre 2011, les effectifs doivent passer à 47 et une institutrice part à la retraite.

Aussi, les parents d'élèves ont-ils accueilli sans surprise les bruits faisant état d'une fermeture de classe, notamment par le Collectif citoyen de sauvegarde des écoles de villages (CCSEV) qui lançait une pétition. Pour les parents d'élèves, cette fermeture envisagée, qu'ils qualifient d'arbitraire, est une remise en cause du RPI, de la vie du village, la fermeture de deux postes (cantinière sur Rampoux et ATSEM de la maternelle de Lavercantière).

Difficile dialogue

La visite de M. Alayrac, inspecteur de l'Éducation nationale de Gourdon, venu rencontrer dans la soirée les élus des trois communes du RPI, ne s'est pas déroulée comme prévu : accueilli par une soixantaine de parents, grands-parents et enfants, qui lui ont remis une pétition portant 700 signatures, le dialogue n'a pas été facile avec un public visiblement en colère et complètement démoralisé. Les arguments de l'IEN n'ont pas convaincu et la décision a été prise de tenter de rencontrer l'inspecteur d'Académie.

La solution (déjà actée) d'une fusion avec l'école de Dégagnac aboutirait au schéma suivant : Dégagnac : maternelles et CP ; Lavercantière : CE1 et CE2 ; Thédirac CM1 et CM2. Elle est rejetée par les parent.

(note du BLOG : par ailleurs, est en cours) un recours au Tribunal Administratif.

Le plus traumatisant pour les habitants de Rampoux (et le terme n'est pas excessif), c'est de voir se fermer définitivement les portes de cette école entièrement rénovée, alors que l'effectif prévu en 2013 permettrait son maintien.

 

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